Les morpions en voie d'extinction à cause de l'épilation

Le 15/02/2013 à 08h00 - Infos esthétique

Les morpions, inutile de faire un topo la dessus. Ces parasites de la famille du poux viennent se loger dans les poils ou ils se développent, pondent et coulent des jours heureux. Pourtant, il semblerait que les scientifiques aient observé ces dernières années une disparition progressive de cette espèce. La raison? L'épilation pubienne des femmes, qui sont de plus en plus rejoint par les hommes. En leur privant les morpions de leur terrain de jeu, on risque bien d'en faire une espèce protégée...
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Si beaucoup risquent de ne pas les regretter, force est de constater que les morpions sont une espèce en voie de disparition. Et plus particulièrement depuis quelques années. En effet, la généralisation de l'épilation des poils pubiens en serait la raison. Et plus particulièrement l'épilation définitive, qui prive le parasite de tout terrain pour pouvoir de développer, et surtout qui l'empêche de se transmettre lors de contacts sexuels. 
Force est de constater que le phénomène risque de ne pas s'arrêter. En effet, le marché de l'épilation s'élève à 3,5 milliards d'euros en 2012, et en 201, 80% des étudiants américains avouaient épiler tout ou partie de leurs poils pubiens.  En Australie, plus aucun cas de morpions chez les femmes n'a été signalé depuis 2008, et les chiffres chez les hommes ont plongés de 80%. "En France, on peut considérer que trois jeunes filles sur quatre s'épilent aujourd'hui, explique au Figaro un dermatologue. (...) Rien n'a changé en revanche pour les femmes de plus de 30 à 40 ans. Chez les hommes, c'est aussi tendance." souligne un dermatologue. 
Pourtant, les poils pubiens ont leur utilité... Si les morpions sont vecteurs de maladies de peau très désagréables et contagieuses, les poils pubiens ont leur utilité.  "Si les poils pubiens sont là, c'est pour une bonne raison, ils protègent contre le frottement qui peut causer écorchures et blessures, ils sont un rempart naturel contre les bactéries." explique Emily Gibson, directrice du centre de recherche sur la santé de la Western University.