La folie des medi spas

Le 23/01/2013 à 14h44 - Esthétique business

Les Etats Unis, encore une fois en avance sur le reste du monde ont décidé de dépoussiérer les centre médicaux traditionnels, pour proposer des lieux plus plus conviviaux, ou vous pouvez à la fois effectuer à la fois des soins cosmétiques, mais également des prestations de médecine esthétique non invasives (Lasers, peelings, LED, injections...). Une complémentarité des services qui sied bien aux médecins américains, mais qui risque de faire grincer des dents en France. 
Pourtant, il semble que la formule répond à une attente : 17% des chirurgiens américains se sont laissés convaincre par ce concept de centre de beauté globale, et 75% d'entre eux disposent dans leur cabinet d'une pièce dédiée aux activités non médicales, comme des soins cosmétologiques, ou encore de la revente de produits de beauté. Et oui, les médecins vendent des produits de beauté, et ça cartonne. 30% des patients en achètent lors de leurs consultations, probablement rassurée par la caution médicale des conseils du médecin. 
Medi spa
Une aubaine pour les médecins dermatos, mais il semblerait que les médecins généralistes souhaitent également s'y former. Et pour cause, de nombreux produits dits "cosméceutiques" (Néosrata, Mene Moy, Filorga ou encore Skinceutical) demandent d'être formé par des professionnels, leurs substances actives étant ultra-dosées et leur utilisation très technique. 
Et le concept semble également ravir les clients. En effet, la tendance actuelle de consommation des soins esthétique tend vers le délaissement des interventions lourdes et intrusives au profit de soins plus légers. Il semblerait même que certaines consommatrices aient poussé la création de ces univers : des espaces cosy ou il fait bon passer du temps, et qui dédramatisent l'acte médical et rassure les patientes, bien loin des anxiogènes salles d'opération. Ces soins durent en règle général 20 minutes, et sont suivis jusqu'à 1h30 après l'intervention, pour éviter tout risque de rejet allergique ou toute complication. 
"Jusqu'ici, pour potentialiser son capital beauté, il fallait aller non seulement chez le médecin, mais chez l'esthéticienne, puis à la pharmacie ou en parfumerie. En proposant tous les éléments dans un même lieu, on conquiert des femmes très impliquées dans la lutte contre le vieillissement cutané" souligne Caroline L'Hereec, directrice de la marque Skinceutical. 
Mais alors, qu'en est-il de l'implantation d'un tel concept en France? Autant aux USA, la pratique ultra-libérale de la médecine permet de lancer de tels concepts, autant en France, dans un pays ou la pratique de la médecine est très encadrée, il semble complexe de pouvoir développer un tel concept. Le serment d'Hippocrate est d'ailleurs bien clair à ce sujet : "Il est interdit aux médecins de dispenser des consultations, prescriptions ou avis médicaux dans des locaux commerciaux ou dans tout autre lieu où sont mis en vente des médicaments, produits ou appareils qu'ils prescrivent ou qu'ils utilisent". Mais dans les faits, chaque ville dispose de sa propre appréciation : les villes comme paris ou Nice sont très tolérantes, quand d'autres comme Marseille sont formellement opposées à de telles pratiques. Mais le fait de disposer de 2 entités juridiques serait une parade qui permettrait d'ouvrir un tel concept si les 2 entités sont séparées physiquement...
Bref, nous n'avons pas fini d'entendre parler des "medi spas"...

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